Un sérieux danger pèse sur Vence

Posted on 8 Mar 2015 | 1 comment


L’Avenue des Alpes est cette belle voie routière que les Vençoises et les Vençois parcourent, sur la commune de Cagnes, pour rejoindre le bord de mer et se rendre éventuellement à Nice, ou ailleurs. Ils voient alors sur leur droite les bâtiments du futur « Polygone Riviera », le grand centre commercial dont l’ouverture est prévue à la fin de cette année. Et ils ne se doutent peut-être pas que cette route qu’ils parcourent en voiture risque de faire l’objet d’un embouteillage permanent, susceptible de bloquer complètement la circulation à cet endroit.

Aujourd’hui, le nombre de voitures qui circulent sur l’Avenue des Alpes, dans le sens nord-sud et le sens sud-nord est évalué à un minimum de 15 000 véhicules par jour. Les deux voies nord-sud et sud-nord sont quelques fois embouteillées, mais elles assument, tant bien que mal le trafic.

Demain, à partir de l’ouverture du « Polygone Riviera », le trafic automobile journalier passera à un minimum de 60 000 véhicules. Il faut en effet prévoir au moins 5 000 véhicules pour les personnes qui seront appelées à travailler, à des titres divers, sur ce site, ainsi qu’un minimum de 45 000 voitures conduites par les clients du
« Polygone Riviera ».

Il est malheureusement évident que les quatre voies qui connaissent, dés aujourd’hui, des difficultés d’écoulement sont hors d’état de répondre à l’accroissement de trafic qui sera causé par l’ouverture de ce gigantesque centre commercial.

La seule réponse à cette situation est la création de voies de circulation nouvelles, qui viendront en renfort des voies existantes. Cette solution est coûteuse, mais elle est réalisable.

L’effort financier qu’elle suppose est très important. Et c’est, sans doute ce qui explique le silence actuel des différents responsables de l’opération en cours. En d’autres termes, il est permis de penser que certains d’entre eux espèrent que, face à une situation très grave, la Métropole Nice-Côte d’Azur consentira peut-être à assumer ce nécessaire effort financier.

On peut souhaiter, en tout cas, que, d’une façon ou d’une autre, les nouvelles voies routières susceptibles de desservir utilement ce nouvel ensemble immobilier seront finalement réalisées. Mais cette réalisation demandera au moins deux ans.

La question qui se pose est, dès lors, la suivante : faut-il attendre l’embouteillage catastrophique qui s’annonce pour réaliser les nouvelles voies routières qui permettront une ouverture sans encombre du futur centre commercial?

La réponse est « non ». Il faut en effet prendre en compte les nombreux « actifs » de l’arrière-pays qui se rendent, chaque jour, sur leur lieu de travail, quelque part sur la côte, entre Nice et Cannes. Il faut également penser à tous les transports nécessaires pour la vie et la sécurité des habitants de l’arrière-pays, dont Vence, bien sûr, fait partie.
Je me permets donc la suggestion suivante : il faut que les Vençois, avec les autres habitants de notre moyen-pays, se mobilisent pour demander fermement à leurs élus de sortir du quasi-silence dans lequel ils semblent aujourd’hui se maintenir.

Il est souhaitable que nos élus prennent en compte la gravité de ce qui pourrait se produire si l’on attendait qu’un embouteillage sans issue paralyse notre moyen-pays vençois.

Je me tiens à la disposition de tous ceux qui refusent de fermer les yeux face à la grave difficulté qui s’annonce.

Pierre Marchou

1 Comment

  1. Bonjour Pierre,
    J’avais déjà répondu à ton message du 02 octobre 2014.
    Dès 2006 , j’ai alerté, par écrit, les décideurs sur ce risque (et ce n’est pas le seul) .
    A cette époque le projet était beaucoup plus restreint !!!
    Pire le projet global a été coupé en morceaux pour éviter les contrôles de l’état.
    Celui qui crée, en toute connaissance de cause, un préjudice à une collectivité est-il condamnable?
    Jean

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