Un grand magasin paradisiaque

Posted on 4 Fév 2010 | 2 comments


« Vence aujourd’hui »
Un grand magasin paradisiaque.

Voilà que j’éprouve une soudaine bouffée d’utopie. Et, après tout, pourquoi ne pas, un peu, rêver Vence ?
Et, par exemple, pourquoi ne pas rêver d’une grande surface qui aurait l’attrait d’une cité historique ? Qui ne serait heureux de faire ses achats dans un « Cap 3000 » qui aurait le charme d’un authentique village ? Nombreux seraient les clients qui aimeraient trouver un « Carrefour » qui leur offre la possibilité de se garer gratuitement, et de tout acheter, ou presque, au meilleur prix, tout en se promenant dans une petit ville pittoresque et accueillante ?
Eh bien, on peut imaginer que Vence soit, un jour, en mesure de proposer aux habitants du moyen pays, comme du proche littoral, une « grande surface » qui aurait pour centre une Cathédrale et une Mairie, en guise d’allées marchandes des petites rues pleines de charme, toute une gamme de cafés et de restaurants comme lieux de repos , sans parler de jolies places aérées, de carrefours pittoresques, et de Portes monumentales…
Je rêve, me direz-vous ?
Oui et non.
Oui, parce qu’un tel lieu n’existe nulle part, ou presque.
Non, car ce n ‘est pas seulement un rêve que d’imaginer une nouvelle vie pour notre Cité Historique. Plutôt que de voir ses commerces dépérir, elle serait au contraire en mesure d’accueillir, moyennant une cotisation raisonnable, un grand nombre de commerces nouveaux. Cela pourrait se faire si une grande coopérative était créée, qui englobe les commerces existants et un certain nombre de commerces nouveaux, qui viendraient compléter l’offre commerciale existante.
Cette coopérative aurait alors les moyens de créer un parking public qui soit en mesure de proposer un stationnement gratuit à ses clients, situé à proximité de cet ensemble de commerces. Où cela ? Eh bien à l’endroit qui est déjà prévu pour cette fonction : « La Ferrage ». Ce parking pourrait être relié à la Cité Historique par un passage piétonnier qui peut facilement être construit, et où circuleraient aisément les clients avec leurs charriots. La coopérative pourrait prendre en charge la construction du parking, qui compterait environ 500 places, et serait, par ailleurs, ouvert aux autres automobilistes, gratuitement, dans la limite de deux ou trois heures de stationnement. Le terrain pourrait être fourni par la commune qui verrait, selon son souhait, se réaliser un parking public, en centre-ville, sans bourse délier. Ainsi, tous les commerces du centre-ville, et non pas seulement ceux de la Cité Historique, bénéficieraient d’une forte revitalisation.AA
Et cette grande coopérative qui tomberait du ciel pour racheter aux commerçants leurs fonds de commerces moyennant des parts dans la coopérative en création et qui en vendrait d’autres aux nouveaux venus ? Encore de l’utopie ?
Certes, Il s’agit-là d’une opération ambitieuse, qui suppose la création d’une équipe solide et particulièrement dynamique. Mais il ne me parait pas inimaginable qu’une telle équipe puisse se recruter dans le milieu actuel de nos commerçants, ou à proximité de celui-ci.
Quelle pourrait être, face à un tel projet, la réponse des commerçants de la Cité Historique ? Dans la conjoncture actuelle, dont le moins qu’on puisse dire c’est qu’elle n’est pas brillante, il est probable que les commerçants de la Cité Historique sont susceptibles d’accueillir avec un certain intérêt une opération qui promettrait de relancer fortement le commerce local, en rassemblant les moyens de tous. Quant à ceux qui se verraient proposer de nouvelles surfaces de vente, pour des produits qui ont forcément preneurs dans les zones immédiatement concernées (qui , à Vence, à St-Jeannet, Gattières , La Gaude, Tourrettes-sur- Loup, ne serait pas heureux de pouvoir se procurer des produits que l’on va acheter aujourd’hui à Carrefour, ou à Cap 3000, ou plus loin encore ?) quant à ces commerçants nouveaux, ils pourraient considérer avec intérêt la perspective de participer à la création d’un « super-marché » complètement nouveau et clairement prometteur.
Enfin, me dira-t-on, que deviennent la Mairie, et la Cathédrale, dans tout ça ? Si l’on se réfère aux siècles passés, on observe que ces édifices n’ont jamais eu à souffrir de se trouver mêlés aux agitations du commerce, si vulgaire soit-il. Il semble même que le «spirituel », le « politique » et le « commerce » ont toujours fait bon ménage, même lorsqu’ils se trouvaient un peu à l’étroit, dans les murs d’enceinte qui les protégeaient, avec le reste de la population, des aléas du monde extérieur.« Vence aujourd’hui », grand-magasin convivial, et petit paradis du shopping décontracté?
Voici donc une perspective intéressante. Elle n’est pas en mesure d’apporter à court terme une solution aux menaces qui pèsent aujourd’hui sur notre commerce local. Mais il n’est peut-être pas trop tôt pour envisager une approche nouvelle de l’économie de Vence, en tenant compte des atouts spécifiques de notre Cité et de son rôle de capitale de ce moyen-pays.

Pierre Marchou

2 Comments

  1. Effectivement Pierre c’est une utopie qui à mon humble avis ne relancerait nullement le commerce à Vence.

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  2. Chère Christine,

    Je prends bonne note de ta remarque.

    As-tu, de ton côté, une idée de ce qui pourrait relancer le commerce à Vence?

    Ta réponse m’intéresserait.

    Cordialement.

    Pierre

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