« Nous pensons à Jérusalem… »

Posted on 24 Fév 2011 | 3 comments


Chers amis,
Les récents évènement du moyen orient nous ont tous frappés.
Pour ma part il m’inspirent une réflexion que je me permets de venir partager avec vous.

23 février 2011

Ce soulèvement des peuples de Tunisie, d’Egypte, de Lybie, et les mouvements insurrectionnels qui se développent en Algérie, et dans de nombreux états du moyen orient, nous invitent à porter un regard nouveau sur le conflit d’Israël/Palestine. Le devenir de ces deux peuples a dépendu jusqu’ici de la volonté de leurs dirigeants respectifs (gouvernement d’Israël d’un coté et Fatah de l’autre), ainsi que des initiatives souvent fluctuantes des pays qui sont sensés se pencher sur leur sort, O N U comprise.

Et voilà que ce qui se passe au moyen orient, à l’initiative des masses animées par leur jeunesse, est susceptible d’ avoir un effet bénéfique dans les territoires où vivent les israéliens et les palestiniens. Car ces deux peuples, tous comptes faits, souffrent plus, peut-être, des litiges internes qui paralysent depuis 20 ans leurs dirigeants respectifs, que des différences qui tiennent à leurs origines diverses et leur passé certes lourd de bien des litiges.

En effet, la paix, dans ce pays est malheureusement suspendue aux divisions internes qui minent l’action des dirigeants de chacune des deux parties. Il suffit, par exemple que Netanyahou, le premier ministre israélien, envisage le « gel » des nouvelles constructions dans les colonies juives en territoire palestinien pour que le parti d’extrême droite dont les voix à la Knesset lui sont nécessaires pour gouverner le menace de quitter sa majorité s’il persistait dans son intention de geler les nouvelles implantations. De son coté, Mahmoud Habbas, le chef de l’Autorité Palestinienne voit chacune de ses initiatives dans le sens d’un négociation pacifique contrée systématiquement par le Hamas, qui a beau jeu de présenter toute concession éventuelle du Fatah comme une trahison de la cause palestinienne.

De la même façon, les initiatives des pays qui tentent quelque chose pour aider à la construction de la paix dans cette région se révèlent souvent sans lendemain. Témoin le discours de Barak Obama au Caire en 2010 en faveur de la paix et « le coup de frein » que lui ont aussitôt imposé ses difficultés en politique intérieure américaine.

Les israéliens et les palestiniens assistent depuis 20 ans à des « négociations pour la paix » qui n’aboutissent jamais. Ce qui se passe aujourd’hui sous leurs yeux, dans tout le moyen orient, est peut-être de nature à leur inspirer la recherche d’une entente « à la base », où chaque peuple pourrait tenter une négociation qui soit enfin libérée de calculs étrangers à ses intérêts fondamentaux. Mais cela supposerait qu’ils se donnent des représentants qui ne subissent pas la pression des groupes ou partis qui, jusqu’ici, contrôlent l’action des dirigeants en place.

En d’autres termes, peut-on imaginer, pour les négociations de paix, d’autres interlocuteurs que Netanyahou d’un coté, et Mahmoud Abbas de l’autre? Ou bien peut-on envisager que Netanyahou et Mahmoud Abbas soient, d’une façon ou d’une autre, libérés des pressions qu’il subissent de la part de leur entourage?

On dira que de telles perspectives relèvent de la « politique fiction ». C’est vrai. Mais le renversement de Ben Ali ou de Moubarak ne pouvait-il pas, dans un passé récent, paraître tout aussi improbable?

Autrement dit, encore, on vient d’assister à une « révolution internet », un mouvement que la jeunesse a pu lancer grâce à l’utilisation des réseaux sociaux, cette dynamique où la circulation de l’information a permis de transformer de fond en comble le paysage politique, du moins en Tunisie et en Egypte. Ne peut-on pas, dès lors, imaginer, pour Israël et la Cisjordanie, un phénomène de ce genre? Il y a, dans ces deux pays, comme en Egypte et en Tunisie, une jeunesse pleine de compétences et brûlant du désir de vivre dans la paix et la liberté.
Alors, peut-on, aujourd’hui, espérer que quelque chose se passe, dans ce pays qu’on aime?

J’ai entrepris, comme je l’ai déjà indiqué, un film qui s’intitule « Est-ce que Vence et Jérusalem ont quelque chose à se dire? » J’ai pu recueillir un certain nombre d’interviews , l’été dernier, en Israël et en Cisjordanie. Je suis en train de réaliser des interviews de vençois de toutes professions et de toutes catégories sociales. Il s’agit de recueillir leur témoignage sur leur vie à Vence et sur ce qu’ils pensent, éventuellement, de ce qui se passe en Israël /Palestine. Si le cœur vous en dit, je filmerai volontiers votre participation. Il suffit, pour cela, que vous me proposiez un contact par l’intermédiaire de ce blog.

Pierre Marchou

3 Comments

  1. Je suis tout à fait d’a ccord avec cet article, mais je pense qu’il faudrait d’abord faire respecter les lois républic

    Post a Reply
  2. Dieu me garde de mes amis, mes ennemis, je m’en charge !

    Post a Reply
  3. A Mr Marfoisse: Merci de votre intervention!ouvrez, svp, indiquer les lois aux quelles vous pensez? Merci. cordialement. Pierre Marchou

    A Mr « F M »: Merci de votre remarque. Pouvez-vous, je vous prie, nous aider à identifier les « amis » et les « ennemis » aux-quels vous pensez. Au demeurant le proverbe que vous citez est juste. Cependant, il ne me parait pas de nature à justifier notre indifférence, voire notre neutralité, face à ce conflit difficile qui déchire les Israéliens et les Palestiniens. Cordialement. Pierre Marchou

    Post a Reply

Submit a Comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *