L’O N U  doit prendre en main la création d’un état palestinien.

Posted on 24 Juil 2014 | 6 comments


 

 

Le 29 novembre 1947, l’Organisation  des Nations Unies  a  décidé, pour de bonnes raisons , la création de deux états. Le premier existe : Israël. Le second reste à réaliser : la Palestine.

Dans leur grande majorité, les habitants d’Israël et de Cisjordanie sont favorables à cette création, même si ce n’est pas le cas, hélas, de certains dirigeants de cette région.

Les évènements sanglants qui se déroulent  depuis la fin juin 2014 ont une cause qui ne peut échapper à personne . D’un côté : Israël , qui subit chaque jour l’agression meurtrière d’un organisme qui vise clairement sa destruction : le Hamas. De l’autre côté , une structure impuissante qui est censée administrer la zone géographique destinée à devenir un état palestinien , l’ « Autorité Palestinienne ».

Il est clair que cette  « Autorité Palestinienne » est absolument incapable d’arrêter, même si elle le souhaite, les actions terroristes du Hamas. Et l’on peut comprendre que, dans ces conditions, Israël  intervienne militairement sur le territoire théoriquement  gouverné par l’Autorité Palestinienne  pour combattre le Hamas, qui utilise la population palestinienne de Gaza comme ce qu’il faut bien appeler un « bouclier humain. »

Dans ces conditions, on ne peut qu’être surpris, voire choqué, par la démarche du Secrétaire Général de l’O N U , Ban Kimoun, qui vient de demander, en compagnie de John Kerry, Secrétaire d’Etat des U S A, un cessez-le-feu entre Israël et le Hamas. Autant demander à un incendiaire, le Hamas, d’éteindre le feu qu’il vient d’allumer, sous les yeux de tous, dans l’intention affichée de rayer Israël de la carte…

Et voici que le monde affronte une situation paradoxale. Le seul recours possible pour sortir de la situation dramatique dans laquelle le plonge le conflit israélo-palestinien, c’est justement de faire appel à l’Institution qui s’en tient, pour le moment,  à une attitude de curieux désengagement vis-à-vis de ce problème :  l’O N U.

En effet, seule l’O N U a les moyens nécessaires pour mettre fin à ce drame, qui concerne non seulement les Israéliens et les Palestiniens, mais aussi les habitants du monde entier. Car le déchirement auquel nous assistons en ce moment est susceptible de dégénérer en un conflit mondial, si, par malheur, une arme atomique venait à être utilisée, ici ou là, dans cette région, à l’occasion de ces affrontements à la fois violents  et incontrôlables.

Il faut bien le constater, l’O N U  est le seul organisme aujourd’hui capable d’agir utilement, face à ce problème,  sur les plans politique,  financier et  militaire.

Sur le plan politique, l ‘action de l’O N U tirera sa force  de ce qu’elle représente le monde entier, pour traiter une question qui concerne, en effet, le monde entier.

Sur le plan financier,  seule l’ONU peut mobiliser  les moyens très importants qui seront  nécessaires au futur état pour assurer le développement économique qui lui permettra d’assurer pleinement l’existence de ses habitants.

Sur le plan militaire, enfin,  la création du futur état suppose une force armée mise à la disposition de  l’autorité  onusienne qui devra organiser pacifiquement cette création. Là aussi, l’O N U est le seul organisme qui peut se voir confier, en toute confiance, la mobilisation de cette force armée.

Il s’agit donc, pour les états membres de l’ONU, ou , en tout cas, pour le plus grand nombre d’entre eux, de demander à l’ Assemblée Générale de décider, en application de la décision du 29 novembre 1947, la création d’un organisme provisoire qui apporte son aide à la réalisation  du futur état palestinien dans le respect des règles de la démocratie , et qui décide le montant de l’aide financière que le monde pourra fournir au nouvel état afin de favoriser le développement économique susceptible d’offrir à sa population une existence décente.

L’ appel à l’O N U doit être la démarche de tous les états  qui souhaitent mettre le monde à l’abri de sa destruction. Et il est, bien sûr, nécessaire que la France  intervienne en ce sens.

Enfin, pourquoi ne pas souhaiter que notre petite ville de Vence prenne, elle aussi, l’initiative d’ un geste en faveur d’une telle démarche?

Il s’agit là d’un mouvement qui va bien au-delà des déclarations de bonnes intentions qui fleurissent, assez inutilement hélas, ici ou là, sous nos yeux. Chaque être humain, soucieux de l’avenir de la terre qui nous porte,  a sa place dans ce mouvement.

Cette place, si modeste soit-elle, s’offre peut-être à chacun de  nous.

Je suis à la disposition de tous ceux qui souhaiteraient parler de ce  « peut-être ».

Sur ce blog, ou ailleurs.

Cordialement.

Pierre Marchou

 

6 Comments

  1. article très intéressant et qui doit porter à réflexion
    Oui je suis prêt à soutenir cette action qui me semble réaliste et objective, mais que pouvons nous faire vis à vis de l’ONU ? quel interface pouvons nous contacter ?
    à réfléchir

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    • Pierre-Marie,

      Pour les Vençois, la première interface pourrait être la Municipalité Vençoise.
      Pour la Municipalité Vençoise, l’interface suivante pourrait être la Direction de la « Métropole Nice-Côte d’Azur ».
      Bien sûr d’autres interfaces pourraient être sollicitées : les associations humanitaires, religieuses, oecuméniques, etc…
      Pour contacter les interfaces, nous pourrions créer un groupe provisoire qui se réunirait, à Vence, au domicile de l’un de ses membres.
      Bien amicalement.

      Pierre Marchou

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  2. une excellente proposition
    qui doit être accepté par les parties elles mêmes

    pour ma part je préconiserai avant de solliciter l’ONU , car il faut la solliciter, que les représentants religieux des deux parties se rencontrent et se rappellent les liens qui unissent musulmans et juifs, la sagesse de leurs croyances respectives!

    réunion œcuménique de respect mutuel
    ONU
    puis dialogue entre les parties
    plus un seul palestinien et plus un seul israélien ne doivent mourir de cette guerre fratricide

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  3. Oui, la réunion œcuménique souhaitée par Gérard Brami est tout à fait souhaitable. On peut même envisager la participation de représentants chrétiens qui rejoindraient les Juifs et des Musulmans, puisqu’ils appartiennent, avec eux, aux « religions du Livre. »
    En ce qui concerne l’O N U, son rôle relève de l’évidence. Elle seule est en effet en mesure de transformer l’actuel dialogue de sourds entre Israéliens et Palestiniens en un vrai dialogue, susceptible d’amener la paix.
    Pourquoi ce terme de « dialogue de sourds »?
    Parce que l’un des interlocuteurs est maître de son territoire : lorsqu’une attaque israélienne est lancée, le gouvernement de l’état d’Israël l’a clairement décidée.
    Par contre , l’autre interlocuteur n’est pas clairement défini. Lorsqu’un « scud » part de la région de Gaza pour aller tomber sur le territoire d’Israël, celui qui l’a lancé est sans doute le Hamas. Mais le Hamas n’agit pas, semble-t-il, avec l’accord de l’ « Autorité Palestinienne » qui est censée gouverner les territoires de Cisjordanie et de Gaza.
    En d’autres termes, il ne peut pas y avoir de vrai dialogue entre un interlocuteur bien défini, Israël, et un interlocuteur qui n’est pas maître de ses décisions : l’ « Autorité Palestinienne. »
    Et pour remédier à cette situation, il faut que l’O N U fasse en sorte qu’un véritable interlocuteur se trouve en face d’Israël, avec la capacité de contrôler son territoire et d’assurer la responsabilité de ses décisions, pour le meilleur comme pour le pire : un véritable Etat Palestinien.
    Israël n’a rien à gagner de se trouver en face d’un état-fantôme. Et la communauté internationale ne peut que souhaiter la clarification qu’apportera la création d’un état palestinien souverain, et responsable.
    L’ O N U est le seul organisme qui représente cette communauté internationale, et qui est sensée servir ses intérêts.
    Il est temps que les états de notre planète lui demandent d’agir pour de bon.

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  4. Cher Pierre,
    J’admire ton courage et de ne pas t’être découragé devant cette tache insurmontable: Penser les êtres du moyen-orient raisonnables. Je suis de tout coeur avec toi, Olivier

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  5. Merci, Olivier Grinda, de ce signe d’amitié que tu m’adresses. Il me touche sincèrement. J’ai la naïveté de penser que les gens du moyen-orient sont comme nous : ils se croient impuissants devant la catastrophe qui les assaille.
    Nous devons les aider en travaillant pour que nos gouvernants fassent en sorte que la France demande à l’O N U de prendre enfin en mains ce conflit d’Israël-Palestine. En construisant un Etat Palestinien digne de ce nom, elle rendra enfin possible une véritable négociation entre les deux populations concernées. Elles souhaitent l’une et l’autre que la paix s’installe enfin entre elles.

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