06demain

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NOTRE MONDE PEUT-IL SE GOUVERNER?


Posted on 9 Juin 2019

J’ai visionné hier, sur mon ordinateur, le film intitulé « Le jour le plus long ». Comme chacun le sait, ce film relate le débarquement des troupes alliées en Normandie, le 6 juin 1944.

Et, malgré le respect que j’ai pour tous ceux qui, comme moi, assistent, ces jours-ci, à la célébration de ce débarquement, j’éprouve le besoin de dire que j’ai été frappé par l’horreur des scènes de massacre que nous montrent les combats qui ont eu lieu.

Ce massacre garde sa terrible cruauté, même si l’on sait qu’il était la conséquence d’un besoin justifié dans son principe : opérer une action militaire qui permette aux pays d’Europe de reprendre la libre disposition de leur destin.

« Le jour le plus long » montre des combattants qui estimaient qu’ils étaient là pour tuer l’adversaire. Tuer l’adversaire était, pour eux, leur seul moyen de survie, en même temps que le seul moyen d’obtenir la libération des pays européens occupés par l’Allemagne.

Cela dit, on peut se poser la question de savoir si tuer son ennemi est bien la seule possibilité d’obtenir ce que l’on attend de lui.

Et si tuer son ennemi n’est pas le seul moyen d’obtenir ce qu’on attend de lui, la guerre ne peut pas se justifier, quelle que soit la raison susceptible de faire appel à elle.

Voilà bien pourquoi notre monde doit trouver le moyen d’éviter la guerre.

Pour ce faire, il doit apprendre à se gouverner, même si c’est difficile.

Se gouverner, c’est agir en faveur de la vie. C’est négocier inlassablement, jusqu’à obtenir pacifiquement ce que l’on souhaite.

Oui, notre monde doit apprendre à se gouverner, pour obtenir ce que nous souhaitons sans recourir à la guerre.

Et ce que nous souhaitons, ce n’est pas la mort de quelqu’un. C’est la vie pour chacun de nous.

Il n’y a pas de temps à perdre.

Amenons notre monde à se gouverner.

Pierre Marchou

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Chers lecteurs de mon blog


Posted on 25 Avr 2019

Je publie ci-après la copie de la lettre que je me suis permis d’adresser à Monsieur Benjamin Netanyahou, mardi dernier, par l’intermédiaire de l’Ambassade d’Israel. Je n’ai pas reçu d’accusé de réception, mais je crois pouvoir penser que ma lettre a bien trouvé son destinataire.

Je me permets, aujourd’hui, de la publier sur mon blog « 06demain »

Vence, le 23 avril 2018

Bonjour Monsieur Benjamin Netanyahou,

J’habite Vence, une petite ville française dont j’ai été le maire, il y a quelques années.

Dans un premier temps, j’ai tenté de vous adresser la présente lettre par l’intermédiaire de l’ambassade d’ Israel en France, mais ma démarche n’a pas abouti. Je me vois donc dans l’obligation de donner à la présente lettre un caractère public.

Je vous adresse la présente lettre parce que j’éprouve le besoin de vous dire que vous avez, à mes yeux, la possibilité d’ouvrir la voie à la création d’un Etat palestinien.

Et je crois que cette création est la seule mesure qui permette d’installer aujourd’hui la paix au Moyen-Orient.

Je m’explique. L’ONU, en date du 29 novembre 1947, a décidé la création de deux Etats : l’un juif, l’autre arabe. Le premier Etat a vu le jour en 1948 : l’Etat d’Israël. Le second Etat n’est toujours pas créé.

Or je pense que l’existence de cet Etat est nécessaire pour que soit assurée la paix dans notre monde.

Je reconnais que ma démarche auprès de vous en faveur de la création d’un Etat palestinien peut paraître surprenante. J’observe en effet que vous avez manifesté l’intention de donner aux « colonies israéliennes » en Cisjordanie, le statut de territoire israélien. Il est clair qu’un tel statut fermerait la porte à la création d’un Etat palestinien. Mais cette éventualité parait, aujourd’hui, relativement lointaine. Et je crois pouvoir penser qu’il est, aujourd’hui encore, possible d’envisager la possibilité de créer un état palestinien.

Cette création est, à mon humble avis, la seule mesure capable de permettre la paix au Moyen Orient, et donc, dans le monde.

Il me reste à vous dire en quoi vous êtes, à mes yeux, le mieux placé pour aider à la création d’un Etat Palestinien.

En premier lieu, personne ne peut , mieux que vous, mesurer le danger que représente pour Israel la présence au côté de votre pays des millions de « sans abris » palestiniens.

En second lieu, personne, mieux que vous, n’est en mesure de penser que l’immobilité actuelle de la communauté internationale pour la création d’un Etat Palestinien est durable, dans la mesure où c’est vous qui l’avez cherchée, et obtenue.

Compte tenu de l’amitié que j’éprouve, comme nombre de mes concitoyens, pour Israel, je vous serais reconnaissant de me dire ce que vous pensez de mon idée, ,selon laquelle vous êtes, aujourd’hui, le seul homme politique capable de mettre fin à la très dangereuse immobilité de la communauté internationale.

Je vous adresse, Monsieur Benjamin Netanyahou, l’expression de mes meilleurs sentiments.

Pierre Marchou

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Un silence dont il faut sortir.


Posted on 24 Avr 2019

Un silence dont il faut sortir.

Chers amis de mon blog « O6demain », je vous ai adressé, le 10 septembre dernier, un article intitulé « Un silence dangereux pèse sur la communauté internationale. »

Je déplorais, dans cet article, le sort des 5 millions de personnes qui vivent, aujourd’hui dans 59 camps de réfugiés situés sur le pourtour de la Cisjordanie, c’est à dire dans la Jordanie, le Liban, la Syrie, la bande de Gaza, l’Egypte et l’Irak. Ces personnes sont des Palestiniens, et des descendants de Palestiniens, chassés de leur domicile par le conflit entre les Etats arabes et Israël. Conflit qui s’est déroulé en 1945-1946.

Un « Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche Orient » (UNRWA) a été créé par la Résolution 302 de l’Assemblée Générale des Nations Unies en date du 9 décembre 1949. Son but était, et reste encore aujourd’hui, de répondre aux besoins essentiels des réfugiés palestiniens en matière de santé, d ‘éducation et d’aide humanitaire. Le dernier budget de l’UNRWA se monte à 1 122 millions de dollars. Les principaux apports financiers viennent des Etats-Unis, de l’Union Européenne (dont la France), de l’Arabie Saoudite et du Royaume-Uni.

Il est tout à fait souhaitable que la communauté internationale assume cette charge.

Mais il est, aussi, plus urgent que jamais que cette communauté internationale sorte du silence qui est aujourd’hui le sien, concernant la nécessité d’accueillir dans un Etat digne de ce nom ces millions de personnes, dont beaucoup vivent encore sous la tente.

La France fait partie de cette communauté internationale.

Nous avons donc le devoir de faire en sorte que notre pays aide cette communauté internationale à sortir du silence inacceptable qui est aujourd’hui le sien, en créant un pays susceptible d’accueillir ces millions de personnes que nous ne pouvons pas faire semblant d’oublier. Ce pays, c’est, évidemment, un Etat Palestinien. Il est possible, et tout à fait souhaitable d’installer cet Etat dans le pays qui doit, légitimement, l’accueillir : la Cisjordanie.

Je suis à l’écoute de ceux qui, comme moi, n’acceptent pas le silence, et l’inaction, de la communauté internationale.

Pierre Marchou

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J’ai réalisé un film intitulé « Est-ce que Vence et Jérusalem ont quelque chose à se dire? » . On peut le visionner sur internet.

Il a pour but principal de montrer que la création d’un État palestinien en Cisjordanie est la condition de la paix au Moyen Orient, et donc, dans le monde.

Aujourd’hui, je crois utile de publier le présent article, sous le titre : « Une machine à faire la paix « .

Je rappelle que, le 29 novembre 1947, l’O N U a pris la décision n°181 créant le plan de partage de la ¨Palestine en deux Etats, l’un Juif, et l’autre Arabe par 33 voix pour (dont les Etats-Unis, l’URRS et la France), 13 contre (dont les pays arabes voisins, l’Iran, la Turquie) et 10 abstentions (dont l’Angleterre).

Je constate qu’une chose importante reste d’actualité : servir une installation durable de la paix entre Israël et la Palestine.

Pour ce faire, deux conditions paraissent s’imposer :

– la renonciation à un « droit de retour » des exilés palestiniens dans le territoire de l’Etat israélien,

– la possibilité, pour les exilés palestiniens, d’être accueillis dans le nouvel État palestinien avec une aide qui leur permette d’accéder à un logement et à un emploi.

Cette deuxième condition serait difficilement réalisable si elle restait à la seule charge de l’Etat d’Israël et du futur Etat palestinien. Seule la communauté internationale dans son ensemble est capable d’assurer cette charge, si elle réalise enfin que la solution du conflit israélo-palestinien conditionne la paix dans le monde.

Et voici que le conflit entre Israéliens et Palestiniens est peut-être en mesure de donner naissance à une « Machine à faire la paix ! »

Oui, imaginons un instant cette « machine ».

J’observe que l’aide qu’il serait souhaitable d’apporter pour servir le développement de la terre de Cisjordanie pourrait constituer une expérience susceptible de servir le développement économique et social dans nombre d’autres régions du monde qui ont, elles aussi, le même besoin de développement et la même possibilité de répondre à ce besoin.

La Cisjordanie, laboratoire d’un monde en lutte pour sa sauvegarde?

Pourquoi pas?

J’ose voir, dans ce monde qui est devant nous, la demande qu’il nous adresse : celle de poursuivre sa création.

Pierre Marchou

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Chers lecteurs, j’ai publié, le 2 janvier dernier, dans ce blog, un article intitulé :  « Appel au Gilet Jaune  que je viens de rencontrer. »

Vous avez sans doute lu cet article, où je raconte ma rencontre avec ce Gilet Jaune. Un contact qui connaît un début de violence, mais qui aboutit, assez positivement, à un timide espoir de communication.

Par ailleurs, vous avez sans doute suivi comme moi, à la télévision, les évènements qui viennent de se dérouler concernant les Gilets Jaunes, ce dernier samedi. Ils se sont, hélas, achevés dans une absence totale de dialogue.

Et c’est justement l’absence de dialogue qui caractérise jusqu’ici le conflit avec les Gilets Jaunes. Il s’amplifie, et menace le bon fonctionnement de notre démocratie.

Dans ce contexte, je vous serais reconnaissant de m’indiquer ce que vous pensez de mon article du 2 janvier. Je crois pouvoir dire qu’il relate, à sa très modeste place, un début de dialogue.

Chers lecteurs, je vous souhaite, du fond du cœur, une bonne année 2019.

Cordialement.

Pierre Marchou

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Cher Gilet Jaune,

Hier, 1er janvier 2019, nous nous sommes croisés au restaurant « La petite maison », à Nice, vers quatorze heures.

Je déjeunais avec mon épouse et ma belle-soeur, lorsqu’un bruit violent s’est fait entendre : vous veniez d’entrer sur la terrasse, revêtu d’un gilet jaune et soufflant dans un sifflet particulièrement sonore. La plupart des clients du restaurant vous acclamaient. Sauf moi et quelques autres, qui éprouvaient le besoin de protester contre votre intrusion qui me semblait, à tort ou à raison, intempestive.

Puis le calme est revenu.

Un peu plus tard, je quitte le restaurant, non sans avoir remercié la patronne pour la qualité de ce que nous avons mangé.

Je fais quelques pas, et bientôt, je vous retrouve devant moi. Contrairement à ce que l’on aurait pu attendre, les quelques mots que nous échangeons ne sont pas hostiles. Vous m’expliquez ce qui justifie, à vos yeux, votre démarche. J’en accepte la motivation. Et voilà que, sur votre demande, nous nous embrassons…

Vous m’avez montré, sur votre téléphone portable, votre nom et votre adresse, et je n’ai pas eu le réflexe de les noter. Ce que je regrette aujourd’hui.

C’est pourquoi je me permets de vous demander de bien vouloir me communiquer vos coordonnées.

J’attends de vos nouvelles, Cher Gilet Jaune.

Bien cordialement.

Pierre Marchou

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Sauvons les Nuits du Sud


Posted on 19 Déc 2018

Sauvons les  «  Nuits du Sud » !

Je crois pouvoir dire qu’une majorité de Vençois souhaite que les Nuits du Sud continuent de vivre.

Et je suis conforté dans cette opinion lorsque je lis dans Nice-Matin le compte rendu de la réunion organisée à la Maison des Associations, Villa Berthe, le 15 décembre dernier, par l’association « La Nature de Vence », soutenue par Patrice Miran, Premier Adjoint de Catherine Lelan, Maire de notre ville.

L’article de notre quotidien indique que Fabien Calvez, l’un des promoteurs de cette manifestation, voit dans le nouveau projet de Nuits du Sud « un festival qui rassemble les Vençois et qui leur ressemble. »

Toujours selon Nice-Matin, les organisateurs de cette première réunion ont prévu une nouvelle réunion, à la Villa Berthe, le 17 janvier 2019, pour apporter « un tronc commun de suggestions pour 2020. »

Je prends bonne note de la date de la réunion. Mais j’ai du mal à adhérer à l’idée que les « Nuits du Sud » attendront 2020 pour se manifester.

Il me semble en effet qu’il est encore possible d’organiser une manifestation des « Nuits du Sud »

pendant l’été prochain. Car je crois qu’il serait bien dommage de renoncer à les faire vivre en 2019, comme elles ont vécu, d’année en année, depuis 20 ans.

Et je me permets de suggérer que, dans ce dossier complexe, il serait utile de solliciter l’avis du créateur des « Nuits du Sud », Téo Saavedra.

Je partage, aujourd’hui, la joie, et l’espoir que les Vençoises et les Vençois éprouvent au sujet de la restauration possible de cet évènement dont ils aiment l’histoire, et dont ils souhaitent ardemment la survie.

Oui, nous pouvons, aujourd’hui, sauver les « Nuits du Sud ».

Pierre Marchou

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Noël : un projet de dialogue


Posted on 17 Déc 2018

Imaginons un instant que quelqu’un a créé le monde où nous vivons. On peut alors penser que ce « quelqu’un » ait, un jour, envie de communiquer avec ce monde dont il est l’auteur.

Il crée alors un homme, pour permettre cette communication.

Et j’ai envie d’appeler « Dieu » ce personnage qui a créé le monde, et « Jésus » l’homme à qui, un peu plus tard, il a donné la vie, pour communiquer avec lui.

Ce dernier évènement – la naissance de Jésus – on l’appelle « Noël ».

Et c’est ce qui me permet de dire que Noël est un dialogue souhaité par le créateur de notre monde avec chacun d’entre nous.

Pierre Marchou

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