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Je viens de recevoir un cri, un cri d’amour. Je crois que c’est le Monde qui me l’adresse, qui nous l’adresse.

Il me semble que le Monde a chargé ma chatte Roukkie de me faire entendre son cri. Je viens de passer un moment avec elle, dans le jardin de notre maison.

Et je maintiens que je viens de recevoir un cri d’amour du Monde, exprimé de façon bien étonnante, je le reconnais, par ma chatte.

Comment j’ose parler de « cri d’amour »? Je dois dire que je ressens quelque chose qui vient du monde et que je perçois comme un besoin d’être aimé. Aimé pour sa beauté surprenante, pour sa générosité qui, elle aussi est quelques fois inattendue. Comment ne pas entendre les mots chaleureux que nous souffle, parfois, une vague dans la mer, ou le soleil couchant qui, un soir, nous glisse un signe d’amitié?

Je dois reconnaître qu’il serait peut-être audacieux de ma part, de prétendre jouer un rôle dans le dialogue entre le Monde et les hommes. Je ne peux faire valoir aucun argument qui pourrait justifier une telle ambition. Mais il n’en reste pas moins que je vis une situation qui, même si elle me dépasse, s’impose à moi : le besoin de reconnaître quelque chose qui me fait du bien, sans que je comprenne pourquoi, et comment elle me fait du bien.

Pierre Marchou

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Quelqu’un d’autre.


Posted on 28 Déc 2020

La lune, là-haut, brillait dans le ciel. Elle avait ce regard sympathique qu’elle nous adresse d’habitude.

Puis le jour, lentement, a réduit sa lumière. Je n’ai plus,maintenant, que la lune sous les yeux. Le reste du paysage que je contemplais a disparu dans l’obscurité.

Et cela s’est passé sans que je n’intervienne.

Il ne peut y avoir que quelqu’un d’autre pour faire fonctionner tout ça.

Ce quelqu’un d’autre ne peut être un homme. C’est évident. Il faut, pour faire fonctionner ce que j’ai sous les yeux, quel qu’un de bien plus fort que toi et moi.

Pardonne-moi le tutoiement que je t’adresse. Il est la conséquence de ce que la lune vient de me dire : nous sommes, toi et moi, les spectateurs de quelque chose qui nous dépasse.

Et ce quelque chose, semble-t-il, est merveilleux.

Bonne année!

Nous en avons besoin pour mesurer cette chance.

Avec mon amitié.

PIerre Marchou

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Rendez-vous du 17 décembre 2020


Posted on 17 Déc 2020

Je médite depuis deux jours sur l’idée suivante: le monde nous offre, semble-t-il, la possibilité de découvrir ce que sa complexité nous propose.

Nous pouvons comprendre ce monde où nous vivons, en étudiant cette complexité. Il s’agit là d’un travail certes difficile. Mais ce travail peut nous permettre de vivre pleinement.

Je vais tenter de m’expliquer. Le monde que j’ai sous les yeux m’apparaît comme quelque chose de plus en plus complexe.

Et j’ai l’étrange sentiment d’être invité à le comprendre dans sa complexité en entreprenant un travail dont je peux mesurer la grande dimension, et la très probable utilité.

La grande dimension dont je viens de parler pourrait être celle d’un univers qui comprendrait, par exemple, le double des planètes que nous connaissons, avec un deuxième soleil, une deuxième terre habitée par une population comparable à celle que nous fréquentons sur notre présente terre… Voilà ce que je peux me permettre d’imaginer quand je regarde ce que nous avons aujourd’hui sous les yeux.

Et quelle serait l’utilité d’un tel monde, s’il devenait non plus imaginaire, mais réel?

En d’autres termes, quelle serait notre vision du soleil, de la lune et de la terre, si nous avions leur double sous les yeux?

Je ne vais pas, aujourd’hui, prendre le risque de répondre à une telle question. Mais il ne me parait pas inutile de la poser, à vous qui avez avez pris le risque de me lire.

Et je me permets de vous proposer de prendre la généreuse initiative de me répondre.

Pierre Marchou

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Rendez-vous du 12 décembre 2020


Posted on 13 Déc 2020

Je médite depuis deux jours sur l’idée suivante : le monde nous offre la possibilité de découvrir ce que sa complexité nous propose. Nous pouvons construire ce monde où nous vivons, en étudiant cette complexité. Il s’agit là d’un travail certes difficile. Mais ce travail peut nous permettre de vivre pleinement.

Je vais tenter de m’expliquer.

Le monde que j’ai sous les yeux m’apparaît comme quelque chose de plus en plus complexe.

En ce qui concerne mon corps, les savants me font découvrir le vaste domaine que mes organes mettent à ma disposition, pour avoir le plaisir d’observer ce corps.

Et le monde que j’ai sous les yeux m’ invite à un travail dont je ne peux même pas mesurer l’immense dimension, ni l’évidente utilité.

L’immense dimension dont je viens de parler pourrait être celle d’un univers qui comprendrait, par exemple, le double des planètes que nous connaissons, avec un deuxième soleil, une deuxième terre habitée par une population comparable à celle que nous fréquentons sur notre présente terre… Voilà ce que je peux me permettre d’imaginer quand je regarde ce que nous avons aujourd’hui sous les yeux.

Et quelle serait l’évidente utilité d’un tel monde, s’il devenait non plus imaginaire, mais réel?

Je ne vais pas, aujourd’hui, prendre le risque de répondre à une telle question. Mais il ne me parait pas inutile de la poser à vous qui avez avez pris le risque de me lire. Je me permets de vous prier de prendre le risque de me répondre.

Pierre Marchou

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Qui m’a donné mes deux yeux?


Posted on 28 Nov 2020

Oui, les deux yeux de ce petit poisson dont je me suis naguère régalé (1) continuent de me poursuivre. Ils me posent toujours la même question : pourquoi un petit poisson a-t-il, comme moi et bien d’autres êtres vivants, ces mêmes deux yeux ?

D’une certaine façon, la réponse est claire : ces deux yeux nous permettent de voir. Cela présente, évidemment, un intérêt certain. Mais une question continue de se poser : comment tous ceux qui sont pourvus de ces yeux – et ils sont nombreux – ont-ils pu bénéficier de ces merveilleux outils?

Qui m’a donné mes deux yeux?

Je peux répondre que ce sont mon père et ma mère qui m’ont donné ces deux yeux. Mais de qui les tenaient-ils?

Le petit poisson dont je me suis, un jour, régalé a été silencieux à propos de ses deux yeux. Certes, cela ne m’a pas empêché de le manger avec plaisir, mais cela ne m’avance guère sur la question que je me pose, un peu tardivement il est vrai : à quoi, ou à qui les bénéficiaires de ces deux yeux dont nous nous servons, vous et moi, doivent-ils leur présence chez un grand nombre de personnes et d’animaux?

Oui, la question est un peu insolite. Et elle en appelle une autre : qui a eu l’idée de ces deux yeux? Serait-ce quelqu’un qui a créé le monde dans lequel nous vivons? Nombreux sont ceux qui ont abordé cette question. Nombreuses sont les réponses qui lui ont été apportées.

Pour ma part, je me permets de proposer une réponse. Elle s’appuie sur une simple contemplation de notre monde : nous avons, devant nous, des choses qui sont, à la fois, très nombreuses et qui, en même temps, se montrent très utiles aux hommes que nous sommes. J’ai évoqué l’œil comme un exemple de ces choses. Et je peux être tenté de penser que l’oeil est né en même temps que l’homme, dans le cadre de la création d’un large univers, que ce même homme semble, à son tour, invité à construire.

Qui nous invite à poursuivre la création de l’univers ? La réponse, à mon sens, est là, devant nos yeux : ce monde est beau. QUELQ’UN NOUS DIT :  « CONTINUONS DE LE CONSTRUIRE. »

 Pierre Marchou

(1) Il s’agit là du titre d’un article que j’ai écrit il y a quelque temps et qui figure dans le présent recueil sous le titre « Les deux yeux d’un petit poisson ».

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Bonjour,

J’ai adressé, dimanche dernier, un « Message à un Frère musulman » , message dans lequel j’ai éprouvé le besoin de lui dire que je crois en Dieu

Je me suis permis d’ajouter que cette foi que nous partageons, lui et moi, fait de nous des frères, dans la mesure où nous sommes sensibles à la parole de Quelqu’un dont je crois profondément qu’il nous accompagne tout le long de notre vie.

Je tente, aujourd’hui, un autre message, qui n’a pas, lui non plus, de destinataire particulier. Il s’adresse à vous qui le lisez, si vous croyez en Dieu. Cela dit, la croyance en Dieu, n’est pas, en l’occurrence, la condition qui donne le droit de lire ce message. Elle est seulement la définition de la personne à laquelle il s’adresse.

Quand je dis que je crois en Dieu, j’exprime l’idée qu’il n’y a qu’un seul Dieu. Et dès lors, je me trouve devant cette question : que puis-je penser de Celui que mon frère musulman considère comme son Dieu, et qu’il nomme Allah?

Je crois (c’est le cas de le dire) qu’Allah, le Dieu de mon frère musulman, et celui qui est mon Dieu ne font qu’Un.

Et mon frère musulman est bien mon frère. Par ce que Allah et Dieu sont, semble-t-il, les deux noms d’un même ÊTRE.

Cela dit, cher lecteur, je me demande, tout d’un coup, si je ne suis pas en train de sortir de mon rôle, qui est celui d’un simple croyant.

Et je pense à tous ceux qui sont mieux qualifiés que moi pour traiter de sujets spirituels. Je pense notamment à ceux qui exercent une responsabilité dans les communautés religieuses, chrétienne et musulmane.

Je me permets de solliciter respectueusement leur aide pour traiter le sujet que je me suis permis d’aborder : Dieu et Allah : s’agit-il d’un même Être?

Cette aide serait utile, parce qu’à mon sens elle concerne le devenir de tous ceux qu’on appelle des « croyants » .

Pierre Marchou

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Lettre à mon Frère Musulman


Posted on 1 Nov 2020

Vence, dimanche, 1er novembre 2020

Lettre à mon Frère musulman.

Tu es musulman et je suis chrétien. Tu passes, comme moi, une petite partie de ta vie dans une maison qu’on appelle une mosquée, pendant que je passe une petite partie de la mienne dans une maison qu’on appelle une église.

Ces derniers temps, tu as pu constater, que certaines de ces mosquées et certaines de ces églises ont fait l’objet d’agressions graves. Et il est raisonnable de nous interroger sur la réponse que nous sommes en mesure d’apporter face à ces agressions.

Ta religion, l’Islam, comme la mienne, l’Eglise catholique, sont capables de répondre à une agression sans détruire forcément leur auteur.

Nous sommes exposés au même danger : celui d’être agressés, avec nos mosquées et nos églises, parce que nous sommes sensibles à la Parole de quelqu’un qui nous accompagne tout au long de notre vie. Nous l’appelons Dieu. Tu l’appelles Allah.

Et cette parole, j’ose le dire, fait de nous des frères.

Pierre Marchou

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P. 31 A la question : « Que fit Dieu avant de créer l’Univers? » Saint Augustin répondait que le temps était une propriété de l’Univers que Dieu avait créé, et que le temps n’existait pas avant. Aujourd’hui, nous avons encore très envie de savoir pourquoi nous sommes là et d’où nous venons.

P 36 Aujourd’hui, les savants décrivent l’Univers d’après deux théories partielles de base, la théorie de la Relativité générale et la Mécanique quantique. L’un des plus grands efforts en physique aujourd’hui, et le thème majeur de ce livre, porte sur la recherche d’une nouvelle théorie qui les engloberait : une théorie quantique de la gravitation.

P. 91 Einstein, prix Nobel pour sa contribution à la mécanique quantique, n’a jamais admis que l’Univers soit gouverné par le hasard; il a exprimé son sentiments dans la célèbre formule : « Dieu ne joue pas aux dés. »

P. 175 La science semble avoir découvert un ensemble de lois, à l’intérieur des limites apportées par le principe d’incertitude, qui nous dit comment l’Univers se développera dans le temps si nous connaissons son état à un moment quelconque. Ces lois peuvent avoir à l’origine été créées par Dieu, mais il semble que ce dernier ait, depuis lors, laissé l’Univers évoluer d’après elles et qu’il n’intervienne plus. Mais comment a-t-il choisi l’état initial ou la configuration de l’Univers? Quelles sont les « conditions aux limites » au commencement du temps? Une réponse possible consiste à dire que Dieu a choisi la configuration initiale de l’Univers pour des raisons que nous ne pouvons espérer comprendre. Il est difficile de voir comment des conditions de chaos initial peuvent avoir donné naissance à un Univers aussi lisse et aussi régulier à grande échelle que le nôtre à l’heure actuelle… C’est un peu comme la cohorte bien connue de singes tapant sur leurs machines à écrire – la plus grande part de ce qu’ils écriront sera à mettre au rebut mais, très occasionnellement, par pur hasard, ils écriront l’un des sonnets de Shakespeare.

P. 180.

Bien sûr, il pourrait y avoir d’autres formes de vie intelligente – dont les écrivains de science-fiction n’auraient même pas rêvé – qui ne requièrent pas la lumière d’une étoile comme le Soleil ou les éléments chimiques plus lourds forgés au sein des étoiles et soufflés dans l’espace quand elles explosent. La plupart de ces ensembles de valeur auraient donné naissance à des univers qui, bien qu’ils puissent être très beaux, n’auraient contenu personne pour admirer leur beauté. On peut prendre cela comme preuve d’une résolution divine de Création et du choix des lois physiques, ou comme support du principe anthropique fort… L’état initial de l’Univers a dû réellement être choisi avec beaucoup de prudence, si le modèle de Big Bang chaud est correct jusqu’au commencement des temps. Il serait très difficile d’expliquer que l’Univers n’aurait dû commencer que de cette façon, à moins que ce soit l’acte d’un Dieu désireux de créer des êtres comme nous.

P. 202 Tant que l’Univers aura un commencement, nous pouvons supposer qu’il a eu un créateur. Mais si r réellement l’Univers se contient tout entier, n’ayant ni frontières ni bord, il ne devrait avoir ni commencement ni fin : il devrait simplement être. Quelle place reste-t-il alors pour un créateur?

P. 242 Si nous découvrons une théorie complète, elle devrait un jour être compréhensible dans ses grandes lignes par tout le monde, et non par une poignée de scientifiques. Alors, nous tous, philosophes, scientifiques et même gens de la rue, seront capables de prendre part à la discussion sur la question de savoir pour quoi l’Univers et pourquoi nous existons. Si nous trouvons la réponse à cette question, ce sera le triomphe ultime de la raison humaine – à ce moment, nous connaîtrons la pensée de Dieu.

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