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Créons un NOUVEAU JARDIN!


Posted on 12 Oct 2018

Il y a eu, dans le temps, à Vence, un beau et grand jardin. La place où il a existé s’appelle la « Place du Grand Jardin ». Elle est toujours là, cette place. Mais il faut bien dire qu’aujourd’hui, elle n’a plus, de « grand jardin », que le nom. Il n’y a plus de jardin sur cette place.

Cela dit, la Place du Grand Jardin a son charme. Elle est le centre vivant de notre petite ville, avec ses restaurants, ses boutiques, ses bars et ses bancs publics. Les Vençois et les Vençoises que nous sommes l’aiment beaucoup, pour les rencontres quotidiennes qu’ils y vivent, et aussi pour les fêtes qu’ils y célèbrent chaque année.

Les « Nuits du Sud » sont un bel exemple de ces fêtes. Et pourtant, voilà qu’elles posenaujourd’hui, un problème : une partie non négligeable de nos citoyens estime que le festival qui porte ce nom menace gravement l’avenir de la place du Grand Jardin, avenir qui serait de redevenir ce dont elle porte le nom : un « Grand Jardin ».

On peut penser, en effet, qu’il y ait conflit entre le projet d’installer de la végétation sur la place du Grand Jardin et celui de maintenir ce même lieu dans son actuelle fonction d’accueillir les Nuits du Sud, lesquelles nécessitent le maintien d’une surface importante consacrée au déroulement de spectacles de grande dimension.

Et il faut bien admettre que notre cité se trouve devant la nécessité de choisir entre ces deux projets. Elle semble, pour l’instant, pencher pour le retour de la place à son ancienne fonction de « grand jardin » quitte à la dispenser, dans l’avenir, d’accueillir les Nuits du Sud.

Je me permets, en la circonstance, de proposer autre chose.

Il s’agirait de maintenir la place du Grand Jardin dans sa fonction d’accueil des Nuits du Sud, comme de bien d’autres manifestations importantes, tout en créant, au coeur de note cité, un nouveau grand jardin. La chose est possible, en utilisant la surface du parking Marie-Antoinette. La surface disponible, certes plus petite que celle du Grand Jardin, est néanmoins suffisante pour créer un Nouveau Jardin, capable d’exprimer, au choeur de notre cité, la richesse de la nature.

Ce Nouveau Jardin apporterait une vie nouvelle à notre Centre-Ville, sans pour autant le priver de l’apport essentiel d’évènements importants tels que les Nuits du Sud. Un parking souterrain pourrait, bien entendu, remplacer la fonction de parking de surface assurée aujourd’hui à Marie-Antoinette.

La Place du Grand Jardin et le Nouveau Jardin ne peuvent que faire bon ménage, pour le bonheur de tous.

Certes, ce projet n’empêche pas de se pencher sur l’aménagement de la place du Grand Jardin qui, au dire de tous, n’est pas très accueillante telle qu’elle se présente actuellement . Il conviendrait de la végétaliser quelque peu, sur les pourtours par exemple, tout en conservant au centre l’espace suffisant pour des manifestations telles que Les Nuits du Sud.

Pierre Marchou

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Il faut briser ce silence et rappeler un fait qui constitue une grave menace pour notre monde : cinq millions de personnes vivent aujourd’hui dans 59 camps de réfugiés situés en Jordanie, au Liban, en Syrie, dans la bande de Gaza, en Cisjordanie, en Egypte et en Irak.

Ces réfugiés sont des Palestiniens et des descendants de Palestiniens dont le lieu de résidence était la Palestine, entre juin 1946 et mai 1948, et qui ont perdu leur domicile en raison du conflit israélo-arabe de 1948. Et il faut bien noter que ce domicile était souvent une modeste exploitation agricole.

Un « Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche Orient » ( UNRWA ) a été créé par la Résolution 302 (IV) de l’Assemblée Générale des Nations-Unies en date du 8 décembre 1949. Son but était – et reste encore aujourd’hui – de répondre aux besoins essentiels des réfugiés palestiniens en matière de santé, d’éducation, d’aide humanitaire et de services sociaux.

Le dernier budget de l’UNRWA dont nous avons connaissance est celui de 2008. Il se monte à 1 122 millions de dollars. Les principaux apports financiers viennent des Etats-Unis, de l’Union Européenne, de l’Arabie Saoudite et du Royaume-Uni.

Et il faut rappeler que les bénéficiaires de cette aide vivent dans les 59 camps mentionnés plus haut.

ll est donc urgent que la communauté internationale sorte de son silence concernant ces millions de personnes que nous voyons vivre sous la tente.

Et il faut bien noter que, en annonçant, le 4 décembre 2017, la reconnaissance de Jérusalem comme capitale de l’Etat juif, les Etats-Unis n’ont pas, pour autant, pris position sur la question du statut final de la Cisjordanie. Ils ont cependant déclaré que les Etats-Unis soutiendraient une solution à deux Etats.

Dès lors, on peut se poser la question de savoir où en est, aujourd’hui, le projet de créer un Etat Palestinien.

L’ « Autorité Palestinienne », instituée en 1994 dans le cadre de ce que l’on a appelé les Accords d’Oslo, est censée préfigurer un Etat Palestinien. Depuis 2005 elle est dirigée par Mahmoud Abbas. Elle concerne le territoire de la Cisjordanie.

Cela dit, il faut constater que cette « Autorité Palestinienne » ne dispose d‘aucune force civile ou militaire susceptible de faire respecter ses décisions. C’est dans ces conditions que des individus incontrôlés , en 2015 , ont organisé , en Cisjordanie, des tirs de missiles destinés à détruire des constructions civiles en Israël. L’ « Autorité Palestinienne » ne disposait, répétons-le, d’aucun moyen civil ou militaire pour empêcher ces attentats. Et c’est donc l’Etat d‘Israël qui est intervenu, légitimement, sur le territoire théoriquement gouverné par l’Autorité Palestinienne, pour mettre fin à ces agressions.

Palestiniens, mais séparés de la Cisjordanie par un mur, les habitants de Jérusalem-est se sentent souvent les « laissés pour compte » d’une administration palestinienne peu intéressée par leur situation. En Cisjordanie 70% des personnes interrogées souhaitent voir Mahmoud Abbas démissionner, un pourcentage qui monte à 80% dans la bande de Gaza.

Et il faut bien admettre que la communauté internationale ne peut pas se permettre, aujourd’hui, de laisser de côté le problème que pose le fait que la Cisjordanie n’est pas gérée par un état digne de ce nom. Il appartient aux Etats européens de prendre, de toute urgence, ce problème en charge. Et il faut que chaque Etat européen intervienne auprès de l’ONU pour obtenir de cet organisme la décision qu’elle est seule à pouvoir prendre : créer un Etat démocratique dans le seul territoire capable d’accueillir un nouvel Etat, la CISJORDANIE.

Aujourd’hui, un nouvel évènement grave, vient confirmer l’urgence de la décision que le monde attend de lONU : les Etats-Unis ont déclaré, par une annonce publiée le 31 août 2018, leur intention d’arrêter leur participation au financement de l’UNRWA. On peut malheureusement en déduire que cet organisme soit aujourd’hui menacé dans son fonctionnement. Et cette menace concerne, à l’évidence, la survie des millions de résidents des camps de réfugiés palestiniens.

Aujourd’hui, plus que jamais, il appartient à l’ONU de décider la création de l’Etat de Cisjordanie. Et cette décision de l’ONU devra s’accompagner d’une déclaration annonçant la poursuite de l’activité de l’UNRWA, avec l’aide que cet organisme apporte aux réfugiés qui sont sous sa protection.

Pierre Marchou

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Monsieur le Président de la République Française.

Je fais partie de ceux qui ont souhaité votre arrivée au pouvoir, et qui soutiennent, aujourd’hui, votre action présente pour servir les projets dont chacun sent l’utilité et l’urgence.

Parmi ces projets, il y a celui de travailler à tout ce qui permettra de servir la paix dans le monde, et de se préoccuper de tout ce qui est susceptible de menacer cette paix.

Il me parait utile, aujourd’hui de vous communiquer une copie de cette présente lettre, que j’adresse à tous ceux que je crois devoir alerter sur la grave menace qui, à mes yeux, pèse sur la paix du monde.

Cette menace résulte du fait que, non loin de Jérusalem, existe un territoire qui ressemble à une poudrière : la Cisjordanie.

Il faut bien voir, en effet, que la Cisjordanie n’est pas gouvernée, aujourd’hui, par un État pourvu du pouvoir nécessaire à une saine gestion. Certes, l’« Autorité Palestinienne », dirigée par Mahmoud Abbas, est censée gérer la Cisjordanie. Malheureusement, cette Autorité Palestinienne n’ a pas les moyens qui lui permettraient d’assurer pleinement cette tâche, à savoir une force armée capable de faire respecter ses décisions.

Notamment, l’Autorité Palestinienne n’a pas été , il y a quelque temps, en mesure de s’opposer , faute de moyens policiers et militaires, aux militants du Hamas qui effectuaient des tirs de missiles, à partir de la Cisjordanie contre Israël. Et, aujourd’hui, il faut bien constater que l’ « Autorité Palestinienne » n’est pas, non plus, en mesure de s’opposer à la création illégale en Cisjordanie de biens immobiliers, qualifiés de « colonies », par des particuliers venus d’Israël.

Il est clair que seule une action de l’ ONU est susceptible de mettre fin à cet état de choses particulièrement dangereux.

Désormais, une décision du Conseil de Sécurité de l’ONU en date du 23 décembre 2016 ouvre à nouveau la voie à la création d’un Etat Palestinien. Il s’agit de la Résolution 2334, adoptée avec 14 voix « pour », et une abstention, celle des Etats-Unis. Cette résolution prévoit clairement la création d’un Etat démocratique en Cisjordanie, pourvu d’une force de police et d’une armée capables de permettre à cet Etat de remplir sa tâche.

Je crois pouvoir dire que les Israéliens, qui disposent d’un Etat digne de ce nom, comme les Palestiniens, qui, eux, ne disposent pas d’un Etat au sens plein de ce terme, ont, chacun, le même besoin : celui d’avoir un voisin capable de faire respecter ses décisions sur le territoire qu’elle est censée gérer. Et il faut bien admettre que c’est le cas, aujourd’hui, de l’Etat d’Israel, et que ce n’est pas le cas, pour le moment, de la Cisjordanie.

Les Israéliens, comme les Palestiniens, ont le droit de vivre en paix. Et le monde, dont la France fait partie, a le devoir d’intervenir pour satisfaire ce droit. Car le droit de vivre en paix appartient à tous. Un peuple qui ne se verrait pas reconnaître ce droit à la paix serait, un jour ou l’autre, capable du pire.

Monsieur le Président de la République, je serais heureux de vous voir nous indiquer quel rôle, à vos yeux, pourrait revenir à la France, dans cette grave affaire.

Bien à vous.

Pierre Marchou

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Solitude


Posted on 24 Août 2018

En lisant, dans le Nice-Matin du 23 août dernier, que l’ Etat d’Israël aurait « autorisé » des plans de construction pour plus d’un millier de logements de colons en Cisjordanie, je me suis senti bien seul.

En effet, je ne voyais pas à qui m’adresser pour faire constater que l’état d’Israël n’a pas le droit de décider de la construction d’un immeuble en Cisjordanie. Ce pays relève de l’ « Autorité Palestinienne » dirigée par Mahmoud Habbas. Malheureusement, ce dernier ne dispose d’aucune force de police susceptible de permettre l’exécution de la moindre décision de cette « Autorité Palestinienne», pas plus que la possibilité, pour cette même « Autorité », de s’opposer à toute construction qui se ferait sans son accord.

Finalement, j’observe – mieux vaut tard que jamais! – que le seul moyen dont je dispose pour conjurer ma solitude est de m’adresser au gouvernement de mon pays, la France, pour lui demander d’intervenir afin d’obtenir d’Israël qu’il renonce à favoriser de nouvelles constructions immobilières en Cisjordanie. C’est ce que je vais faire.

Je remercie d’ores et déjà tous ceux et toutes celles qui pourraient juger utile de s’associer à ma démarche. Il leur suffit, pour ce faire, de me contacter.

Pierre Marchou

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Lettre à Eric Ciotti


Posted on 26 Juil 2018

Cher Eric Ciotti,

Ton courriel du 23 juillet 2018 sur internet m’a surpris.

Je savais, bien sûr, que tu as été fortement choqué par le comportement d’Alexandre Benalla. Je partage ce sentiment et je constate que les enquêtes que ce comportement a provoquées apportent la lumière que nous en attendions tous et que s’appliquent les sanctions qui s’imposent.

On ne sera jamais assez sévère, en effet, vis à vis de ceux qui menacent le fonctionnement de notre démocratie.

Cela dit, je crois nécessaire que tout soit fait pour servir ce bon fonctionnement.

Il exige un respect de principe pour ceux qui ont à l’assurer et qui ont été élus pour ce faire. Le courriel que tu m’as adressé ainsi qu’à de nombreux acteurs de la vie publique me surprend dans la mesure où il ne me semble pas respecter ce principe.

Nous ne sommes pas, aujourd’hui, en « Macronie » , pour reprendre l’expression dont tu es l’auteur. Nous vivons, jusqu’à preuve du contraire, dans un pays que nous aimons : les Alpes-Maritimes. Ce pays nous demande de communiquer avec des propos mesurés, capables de construire notre avenir.

Pierre Marchou

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UNE PHOTO D’ISIDORE RAJCYN


Posted on 23 Juil 2018

Je fais suite à un article publié sur mon blog le 14 mai 2014, « Bonsoir Daisy ».

Quatre ans plus tard, en réponse à une demande de renseignements que j’ai adressée à la Sousa Mendes Foundation concernant la famille Rajcyn, dont Daisy faisait partie, j’ai reçu, le 12 juillet 2018, le mail suivant:

 

About the family

Visa Recipients

RAJCYN, Augustine née KLEINMAN A

Age 42 Visa # 1836

RAJCYN, Désirée

Age 10

RAJCYN, Isidore P

Âge 17

RAJCYN, Saul A

Âge 49 / #1839

 

The RAJCYN family received visas from Aristides de Sousa Mendes in Bordeaux on June 17, 1940.

They were unable to cross the border and went into hiding in Vence, France. There the family was caught in 1944 and sent to Drancy, then deported to Auschwitz, where they were murdered.

 

Je propose une traduction de ce message et une explication : La famille Rajcyn avait reçu des visas de transit de la part d’Aristides De Sousa Mendes qui était Consul du Portugal à Bordeaux. Mais il faut savoir que le gouvernement portugais de l’époque, dirigé par Anton De Oliveira Salazar, était hostile aux demandeurs de visas qui tentaient de fuir le territoire de la France, lors de son invasion par l’Allemagne. Il s’est opposé, dès qu’il en a eu connaissance, à la délivrance des visas sollicités et a destitué le consul qui avait accordé ces visas. Il est vraisemblable que les Rajcyn n’ont pas eu le temps d’utiliser utilement le visa qu’ils avaient obtenu et n’ont pas pu, en conséquence, quitter le territoire français.

La photo de Doris Rajcyn qu l’on voit ci-dessus était jointe au message que m’a adressé, le 12 juillet dernier la Fondation Aristides De Sousa Mendès. (Il convient d’indiquer au passage que le Consul qui avait été destitué par Salazar, a été réhabilité, beaucoup plus tard, à la suite de la « Révolution des œillets » qui a marqué, le 25 avril 2014, la fin de la dictature de ce même Salazar. C’est dans ce contexte qu’a été créée la Fondation Aristides de Souza Mendès.

Cette photo d’Isidore me touche très profondément. Elle exprime, à mes yeux, une confiance heureuse et douce à l’égard de ceux qui la regardent. Et j’éprouve un malaise profond en me trouvant face à l’évidence du sort qui a été celui de Doris. Face à cette confiance heureuse qu’ exprime sa photo à l’égard de notre monde, il est terrible de constater la réponse qui lui a été donnée : l’extermination.

Pierre Marchou

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Sheila Reid a publié un livre intitulé : « Radiance ».

Il s’agit là du nom de la dernière création de cette artiste.

Dans ce livre, Sheila Reid vient nous raconter la naissance de son oeuvre.

Et ce récit a de quoi nous surprendre, et nous émouvoir.

En voici quelques extraits :

« Il est intéressant de savoir combien j’en sais peu sur l’œuvre d’art avant de commencer à la fabriquer. Mais ensuite, quand j’ai réalisé l’œuvre, elle commence à me montrer des choses, une meilleure compréhension de la réalité, ou peut-être de la beauté, non pas parce qu’elle est belle, mais parce qu’elle est vraie. »

Sheila Reid nous dit qu’au moment de créer une oeuvre, elle ignore, ou presque, ce qu’elle va créer. Ce n’est qu’après avoir été créée que son oeuvre va lui révéler quelque chose sur ce qu’elle vient de faire, et peut-être aussi, sur le monde qui nous entoure.

Il y a là un paradoxe qui éveille notre curiosité et nous invite à accompagner cette artiste dans la découverte de notre monde.

Autre citation de Sheila Reid :

« Les gens me demandent ce que « Radiance » signifie. Ce n’est pas une question facile parce que nous sommes soucieux de ne pas substituer une explication à une chose réelle.

Chaque œuvre d’art contient tous les composants de l’artiste qui l’a réalisée, l’intellect, la vie émotionnelle, l’histoire, et même les sentiments et le moment où elle a été créée. Ainsi elle a beaucoup plus qu’un seul sens. L’Art a souvent été qualifié de langage particulier, de communication intuitive, non verbale, visuelle. Il s’ouvre sur toutes sortes d’aspects de l’artiste et de son environnement.

Pour ceux qui regardent l’œuvre, il y a aussi une sorte de découverte de soi-même. C’est un moyen de dévoiler un côté de vous-même que vous ne connaissiez pas auparavant. Quelque fois cette découverte est très éloignée des intentions de l’artiste. Mais cela n’a pas d’importance. L’œuvre a sa propre identité et les gens réagissent à cela de différentes manières. Les critiques disent qu’il y a une sorte de jeu dans mon travail qui force les gens à fabriquer leur propre histoire. C’est vrai, vous devenez un participant à l’œuvre d’art. »

Ces derniers mots de Sheila Reid justifient peut-être ce que je me permets d’appeler  » le paradoxe de l’art ». Son oeuvre vient bouleverser notre regard sur le monde, tout en nous invitant à le redécouvrir.

Voici un nouveau passage de l’œuvre de Sheila Reid :

« Radiance » » est un monde en soi, indépendant, autonome, complet. L’endroit génère une zone d’énergie, que ne contrôlent ni l’artiste qui la créée, ni le collectionneur chez qui cette œuvre a été construite, ni personne d’autre.

Cela dit, « Radiance » est une installation qui a été construite dans une propriété privée. On ne peut y accéder qu’à l’invitation du propriétaire des lieux. Sheila Reid nous indique qu’elle peut obtenir cette invitation pour ceux qui la solliciteront auprès d’elle. Il suffit, pour cela, que ceux qui souhaitent visiter cette oeuvre lui adressent un courriel à l’adresse suivante : « sheila8383@aol.com ».

Je reste, pour ma part, à la disposition de ceux qui le souhaiteront. Ils peuvent me joindre à l’adresse de mon blog  « 06demain ».

Oui, faisons un pas vers « Radiance ».

Nous marcherons vers un paradoxe qui nous tend la main.

Nous partagerons le bonheur de découvrir une oeuvre généreuse, et, peut-être, d’apprendre quelque chose de nouveau sur nous-mêmes.

Pierre Marchou

P. S. On peut également passer commande du livre de Sheila Reid, « RADIANCE », en tapant « Sheila Reid RADIANCE » sur le site « amazon.fr ».

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TOUT CE QUE JE VOIS


Posted on 15 Avr 2018

Vence, le 15 avril 2018.

Bonjour Isabelle,

Je vais avoir votre visite, en qualité d’infirmière, dans l’heure qui vient, et j’éprouve le besoin de vous parler.

Je ressens – je ne sais pas très bien pourquoi – le besoin de vous dire que tout ce que je vois du monde qui m’entoure m’émerveille, et, en même temps, me fait peur.

Voici ce qui m’émerveille : tout ce que je vois autour de moi fonctionne correctement : les plantes, les animaux, les hommes et les femmes. Certes, il y a, de temps à autres, des accidents; comme la chute que j’ai faite, il y a dix jours… Mais, quoiqu’il arrive, on finit bien par trouver une solution. Et vous y êtes pour quelque chose, Chère Isabelle!

Oui, je vois le monde fonctionner, même si c’est au prix d’un certain travail.

Et toutes fois, je me sens obligé de dire que ce monde qui m’émerveille, me fait peur, en même temps.

Je viens d‘assister en effet à des bombardements en Syrie qui ont été opérés par les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la France , dans la nuit du 13 au 14 avril. Ces trois pays ont officiellement déclaré qu’en procédant à ces bombardements ils ont entendu mettre fin à des massacres commis, récemment, en Syrie Orientale, par le gouvernement syrien.

François Delattre, l’ambassadeur français à l’O N U, a plaidé en faveur des frappes opérées par les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la France. Ces frappes doivent permettre, selon lui, de « restaurer l’interdiction absolue des armes chimiques qui est gravée dans le marbre des conventions internationales.»

Et Il est vrai qu’une Convention sur l’interdiction de la mise au point, de la fabrication, du stockage et de l’emploi des armes chimiques et sur leur destruction (encore appelée « Convention sur les armes chimiques ») a été signée à Paris le 13 janvier 1993.

Il faut néanmoins observer que le trois états qui ont opéré les bombardements du 14 avril 2018 avaient signé, en son temps, cette convention. Toutefois, ils n’ont pas jugé utile de respecter la procédure que cette Convention avait prévue.

Chère Isabelle, je crois que nous devons tous nous mettre au travail, quelle que soit notre place dans la société, pour que tous les états dignes de ce nom admettent la nécessité de veiller à ce qu’une convention internationale vienne contrôler toute utilisation de l’arme chimique.

Et cela me fait du bien de vous en parler, comme cela me ferait du bien d’en parler aux lecteurs de mon blog « 06demain.fr ».

Qu ‘en pensez-vous?.

Je vous dis mon amitié.

Pierre Marchou

P. S. Isabelle m’a donné l’autorisation de publier cette lettre dans mon blog « 06demain.fr » sans donner son nom de famille. C’est ce que je fais. Je l’en remercie sincèrement.

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