06demain

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Sheila Reid a publié un livre intitulé : « Radiance ».

Il s’agit là du nom de la dernière création de cette artiste.

Dans ce livre, Sheila Reid vient nous raconter la naissance de son oeuvre.

Et ce récit a de quoi nous surprendre, et nous émouvoir.

En voici quelques extraits :

« Il est intéressant de savoir combien j’en sais peu sur l’œuvre d’art avant de commencer à la fabriquer. Mais ensuite, quand j’ai réalisé l’œuvre, elle commence à me montrer des choses, une meilleure compréhension de la réalité, ou peut-être de la beauté, non pas parce qu’elle est belle, mais parce qu’elle est vraie. »

Sheila Reid nous dit qu’au moment de créer une oeuvre, elle ignore, ou presque, ce qu’elle va créer. Ce n’est qu’après avoir été créée que son oeuvre va lui révéler quelque chose sur ce qu’elle vient de faire, et peut-être aussi, sur le monde qui nous entoure.

Il y a là un paradoxe qui éveille notre curiosité et nous invite à accompagner cette artiste dans la découverte de notre monde.

Autre citation de Sheila Reid :

« Les gens me demandent ce que « Radiance » signifie. Ce n’est pas une question facile parce que nous sommes soucieux de ne pas substituer une explication à une chose réelle.

Chaque œuvre d’art contient tous les composants de l’artiste qui l’a réalisée, l’intellect, la vie émotionnelle, l’histoire, et même les sentiments et le moment où elle a été créée. Ainsi elle a beaucoup plus qu’un seul sens. L’Art a souvent été qualifié de langage particulier, de communication intuitive, non verbale, visuelle. Il s’ouvre sur toutes sortes d’aspects de l’artiste et de son environnement.

Pour ceux qui regardent l’œuvre, il y a aussi une sorte de découverte de soi-même. C’est un moyen de dévoiler un côté de vous-même que vous ne connaissiez pas auparavant. Quelque fois cette découverte est très éloignée des intentions de l’artiste. Mais cela n’a pas d’importance. L’œuvre a sa propre identité et les gens réagissent à cela de différentes manières. Les critiques disent qu’il y a une sorte de jeu dans mon travail qui force les gens à fabriquer leur propre histoire. C’est vrai, vous devenez un participant à l’œuvre d’art. »

Ces derniers mots de Sheila Reid justifient peut-être ce que je me permets d’appeler  » le paradoxe de l’art ». Son oeuvre vient bouleverser notre regard sur le monde, tout en nous invitant à le redécouvrir.

Voici un nouveau passage de l’œuvre de Sheila Reid :

« Radiance » » est un monde en soi, indépendant, autonome, complet. L’endroit génère une zone d’énergie, que ne contrôlent ni l’artiste qui la créée, ni le collectionneur chez qui cette œuvre a été construite, ni personne d’autre.

Cela dit, « Radiance » est une installation qui a été construite dans une propriété privée. On ne peut y accéder qu’à l’invitation du propriétaire des lieux. Sheila Reid nous indique qu’elle peut obtenir cette invitation pour ceux qui la solliciteront auprès d’elle. Il suffit, pour cela, que ceux qui souhaitent visiter cette oeuvre lui adressent un courriel à l’adresse suivante : « sheila8383@aol.com ».

Je reste, pour ma part, à la disposition de ceux qui le souhaiteront. Ils peuvent me joindre à l’adresse de mon blog  « 06demain ».

Oui, faisons un pas vers « Radiance ».

Nous marcherons vers un paradoxe qui nous tend la main.

Nous partagerons le bonheur de découvrir une oeuvre généreuse, et, peut-être, d’apprendre quelque chose de nouveau sur nous-mêmes.

Pierre Marchou

P. S. On peut également passer commande du livre de Sheila Reid, « RADIANCE », en tapant « Sheila Reid RADIANCE » sur le site « amazon.fr ».

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TOUT CE QUE JE VOIS


Posted on 15 Avr 2018

Vence, le 15 avril 2018.

Bonjour Isabelle,

Je vais avoir votre visite, en qualité d’infirmière, dans l’heure qui vient, et j’éprouve le besoin de vous parler.

Je ressens – je ne sais pas très bien pourquoi – le besoin de vous dire que tout ce que je vois du monde qui m’entoure m’émerveille, et, en même temps, me fait peur.

Voici ce qui m’émerveille : tout ce que je vois autour de moi fonctionne correctement : les plantes, les animaux, les hommes et les femmes. Certes, il y a, de temps à autres, des accidents; comme la chute que j’ai faite, il y a dix jours… Mais, quoiqu’il arrive, on finit bien par trouver une solution. Et vous y êtes pour quelque chose, Chère Isabelle!

Oui, je vois le monde fonctionner, même si c’est au prix d’un certain travail.

Et toutes fois, je me sens obligé de dire que ce monde qui m’émerveille, me fait peur, en même temps.

Je viens d‘assister en effet à des bombardements en Syrie qui ont été opérés par les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la France , dans la nuit du 13 au 14 avril. Ces trois pays ont officiellement déclaré qu’en procédant à ces bombardements ils ont entendu mettre fin à des massacres commis, récemment, en Syrie Orientale, par le gouvernement syrien.

François Delattre, l’ambassadeur français à l’O N U, a plaidé en faveur des frappes opérées par les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la France. Ces frappes doivent permettre, selon lui, de « restaurer l’interdiction absolue des armes chimiques qui est gravée dans le marbre des conventions internationales.»

Et Il est vrai qu’une Convention sur l’interdiction de la mise au point, de la fabrication, du stockage et de l’emploi des armes chimiques et sur leur destruction (encore appelée « Convention sur les armes chimiques ») a été signée à Paris le 13 janvier 1993.

Il faut néanmoins observer que le trois états qui ont opéré les bombardements du 14 avril 2018 avaient signé, en son temps, cette convention. Toutefois, ils n’ont pas jugé utile de respecter la procédure que cette Convention avait prévue.

Chère Isabelle, je crois que nous devons tous nous mettre au travail, quelle que soit notre place dans la société, pour que tous les états dignes de ce nom admettent la nécessité de veiller à ce qu’une convention internationale vienne contrôler toute utilisation de l’arme chimique.

Et cela me fait du bien de vous en parler, comme cela me ferait du bien d’en parler aux lecteurs de mon blog « 06demain.fr ».

Qu ‘en pensez-vous?.

Je vous dis mon amitié.

Pierre Marchou

P. S. Isabelle m’a donné l’autorisation de publier cette lettre dans mon blog « 06demain.fr » sans donner son nom de famille. C’est ce que je fais. Je l’en remercie sincèrement.

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On a pu lire dans le journal « Nice-Matin » daté du 24 mars 2018 : « Alors qu’une cinquantaine de personnes se trouvent encore dans le magasin ( il s’agit du super-marché de Trèbes, dans le département de l’Aube, où a eu lieu le massacre qui a endeuillé notre pays) , un lieutenant-colonel de gendarmerie dépêché sur les lieux, Arnaud Beltrame, 45 ans, se propose comme otage en échange de la libération des autres personnes encore présentes sur les lieux. Le terroriste Radouane Lakdim, qui est le seul acteur de l’agression en cours, accepte la proposition du lieutenant-colonel. » On peut déduire de cette information qu’une négociation a bien eu lieu entre le Lieutenant-Colonel Arnaud Beltrame et Radouane Lakdim, qui venait déjà de commettre un début de massacre dans le super-marché. En poursuivant la lecture de cet article, on apprend que, deux heures plus tard, Radouane Lakdim allait porter un coup mortel au Lieutenant-Colonel Beltrame. Mais ce meurtre ne peut pas mettre en doute l’accord précédemment intervenu entre les deux mêmes personnes.

On a pu lire, dans le journal « Le Monde » daté des 25 et 26 mars 2018 : « Dans des circonstances encore imprécises, le haut gradé parvient à négocier avec Radouane Lakdim et à le convaincre d’accepter qu’il se substitue à un ou plusieurs otages. » Le journaliste, à l’évidence, entend par là que c’est « le haut-gradé », à savoir le Lieutenant-colonel Arnaud Beltrame qui propose de se substituer aux otages dont il demande la libération. Cette proposition a été acceptée par Radouane Lakdim, qui a effectivement libéré les personnes qu’il tenait en otages, tandis que le Lieutenant-Colonel se livrait à lui.

On a pu lire dans le quotidien « La Croix » du 26 mars 2018: « Le Lieutenant-colonel de gendarmerie Arnaud Beltrame, 44 ans a été assassiné après s’être substitué à un otage dans un supermarché de Trèbes. » Ce texte indique clairement que le Lieutenant-colonel Beltrame et Lakdim se sont bel et bien mis d’accord sur la « substitution » qui a été convenue entre eux : la libération d’une personne que Radouane retenait en otage, tandis qu’en échange le Lieutenant-Colonel se livrait à lui, désarmé. Cet accord est à prendre en compte, même s’il a été suivi, deux heures plus tard, de l’agression mortelle du Lieutenant-Colonel par celui auquel il venait de se livrer.

Les informations qui sont rapportées ci-dessus comportent une incertitude sur la question de savoir si le Lieutenant-Colonel s’est livré au terroriste Radouane en échange de la libération d’une otage, ou de plusieurs personnes. Les événements qui ont succédé à cet accord semblent montrer que plusieurs otages ont été libérés par le terroriste en échange du Lieutenant-Colonel qui venait de se livrer à lui.

Et l’ on célèbre à juste titre l’héroïsme de ce grand soldat.

Mais il manque à cette célébration une dimension importante.

On peut penser, en effet, que le Lieutenant-Colonel Beltrame, en se proposant comme objet d’échange, pouvait espérer que la négociation dont il prenait l’initiative était susceptible d’ouvrir la voie à un accord plus large que la seule mise en liberté de l’otage, ou des otages qui se trouvaient dans les mains du terroriste.

Autrement dit, on peut considérer que le Lieutenant-Colonel Beltrame a décidé de risquer sa vie pour sauver celle d’un ou plusieurs otages, mais aussi dans le désir d’ouvrir la voie à l’amorce d’une tentative de paix entre le terroriste et les responsables du maintien de l’ordre.

Cette tentative en faveur de la paix avait certes peu de chances d’aboutir. Mais il est permis de penser qu’elle motivait – sans contredire le désir de sauver la vie d’un ou plusieurs otages – le besoin de servir le profond désir de paix qui habitait, à l’évidence, le coeur du Lieutenant-Colonel Arnaud Beltrame.

Voilà la remarque qu’il me parait utile d’ajouter à la célébration de celui qui est, et restera, un héros national français.

Pierre Marchou

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On assiste, sur les différentes chaînes de télévision, à ce que l’on peut définir comme le processus d’extermination d’une population entière à la Ghouta, région située à l’ouest de Damas.

Le Conseil de Sécurité de l’O N U a adopté, à l’unanimité de ses membres, le 24 février 2018, une résolution adoptant un cessez-le-feu d’un mois en Syrie.

Il faut malheureusement constater que, depuis lors, les bombardements terrestres et aériens organisés par le gouvernement syrien se poursuivent et font de la Goutha un champ de ruines, où l’on voit encore des hommes, des femmes, et des enfants s’échapper de débris de constructions où ils ont failli être ensevelis.

Je pense que nombre de téléspectateurs doivent être, comme moi, fortement attristés par ce spectacle. Je pense aussi qu’ils s’interrogent, comme moi, sur la question de savoir comment la communauté internationale pourrait trouver une réponse à cet angoissant problème.

Pouvons-nous tenter quelque chose ensemble?

Merci de m’écrire si vous pensez que oui.

Pierre Marchou

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Un silence dangereux


Posted on 5 Fév 2018

Un silence dangereux pèse sur la communauté internationale.

Il faut briser ce silence et rappeler un fait qui constitue une grave menace pour notre monde : cinq millions de personnes vivent aujourd’hui dans 59 camps de réfugiés situés en Jordanie, au Liban, en Syrie, dans la bande de Gaza, en Cisjordanie, en Egypte et en Irak.

Ces réfugiés sont des Palestiniens et des descendants de Palestiniens dont le lieu de résidence était la Palestine, entre juin 1946 et mai 1948, et qui ont perdu leur domicile en raison du conflit israélo-arabe de 1948.

Un « Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche Orient » ( UNRWA ) a été créé par la Résolution 302 (IV) de l’Assemblée Générale des Nations-Unies du 8 décembre 1949. Son but est de répondre aux besoins essentiels des réfugiés palestiniens en matière de santé, d’éducation, d’aide humanitaire et de services sociaux.

Le dernier budget de l’UNRWA dont nous avons connaissance est celui de 2008. Il se monte à 1 122 millions de dollars. Les principaux apports financiers viennent des Etats-Unis, de l’Union Européenne, de l’Arabie Saoudite et du Royaume-Uni.

Mais il faut rappeler que les bénéficiaires de cette aide vivent actuellement sous la tente, dans les 59 camps cités plus haut.

Force est de constater qu’aucun organisme officiel n’a été prévu pour leur donner la possibilité de prendre pacifiquement la parole. Il faut bien voir que, malheureusement, le seul moyen dont ils disposent, aujourd’hui, pour s’exprimer publiquement, est l’agression par des mots et par des actes. On peut qualifier ces mots et ces actes de « terroristes ». Mais, à l’évidence, le silence de la communauté internationale sur ce problème semble, malheureusement, l’expliquer, à défaut de le justifier.

Il est urgent qu’elle sorte de son silence.

Et cette urgence nous invite à monter à Jérusalem !

Sur notre route, nous nous arrêtons dans le camp de Husn, situé au nord de la Jordanie. Il abrite – si l’on peut ainsi s’exprimer – 16 230 réfugiés palestiniens. Comme la majorité de ces réfugiés, Karel a, aujourd’hui la nationalité du royaume hachémite de Jordanie. Il dit se sentir d’avantage jordanien que palestinien. Selon lui, la décision du président américain de reconnaitre Jérusalem comme capitale d’Israël a contribué à focaliser l’attention des médias sur la Ville sainte et, du coup, à raviver un peu la cause palestinienne. « Si je le pouvais, je remercierais Donald Trump » s’amuse-t-il.

Et il faut bien admettre que, en annonçant, le 6 décembre 2017, la reconnaissance de Jérusalem comme capitale de l’Etat juif par les Etats-Unis, Donald Trump n’a pas, pour autant, pris position sur la question du statut final de la cohabitation israélo-palestinienne. Il a même déclaré que les Etats-Unis soutiendraient une solution à deux Etats.

On peut se poser la question de savoir où en est, aujourd’hui, le projet de créer un Etat Palestinien.

L’ « Autorité Palestinienne », instituée en 1994 dans le cadre des Accords d’Oslo, est censée préfigurer un Etat Palestinien. Depuis 2005 elle est dirigée par Mahmoud Abbas. Elle concerne le territoire de la Cisjordanie.

Cela dit, il faut constater que cette « Autorité Palestinienne » ne dispose d ‘aucune force civile ou militaire susceptible de faire respecter ses décisions. C’est dans ces conditions que des individus incontrôlés , en 2015 , ont organisé , en Cisjordanie, des tirs de missiles destinés à détruire des constructions civiles en Israël. L’ « Autorité Palestinienne » ne disposait, répétons-le, d’aucun moyen civil ou militaire pour empêcher ces attentats. Et c’est donc l’Etat d‘Israël qui est intervenu, légitimement, sur le territoire théoriquement gouverné par l’Autorité Palestinienne, pour mettre fin à ces agressions.

Néanmoins, de nombreux pays reconnaissent, en la Cisjordanie, un Etat Palestinien. Il s’agit d’une majorité de pays arabo-musulmans. Mais on y trouve aussi la Suède. En France, l’Assemblée nationale et le Sénat ont adopté, en 1994, une résolution non-contraignante invitant le gouvernement à une reconnaissance de l’Etat palestinien…

Il convient aussi de noter la récente prise de position du Pape et du Saint-Siège, par la voix de l’ « Osservatore Romano », en faveur d’un statut quo à Jérusalem.

Continuons notre marche vers Jérusalem. Dans sa boutique de souvenirs, à quelques minutes de la basilique de la Nativité, à Bethléhem, Moussa, Palestinien âgé de vingt ans, interviewé par le journal « La Croix », déclare : « Deux Etats, je n’y crois pas car les Israéliens ne voudront jamais enlever les colonies qu’ils ont sur nos terres. Le plus simple, ce serait d’avoir un seul Etat, avec Jérusalem comme capitale. »

Moussa, comme un certain nombre de Palestiniens, semble pessimiste face à la possibilité de créer un Etat Palestinien.

Dans son appartement de la Vieille Ville, à Jérusalem, Nicolas, Palestinien lui aussi, rejoint le pessimisme de Moussa : « Je suis pour la solution à un Etat. On pourrait même faire de cet endroit un lieu international, où tout le monde pourrait venir. »

Une seule entité à Jérusalem, sans mur de séparation et sans check-point : l’idée a de quoi séduire. Considérés comme « résidents étrangers » d’une ville qu’ils habitent souvent depuis toujours, les Palestiniens ont une vision pessimiste de leur avenir. Avec 75% de la population sous le seuil de pauvreté, pour une densité 8 fois plus importante qu’à Jérusalem-ouest, leur vie quotidienne n’est pas facile.

Palestiniens, mais séparés de la Cisjordanie par un mur, les habitants de Jérusalem-est se sentent souvent les « laissés pour compte » d’une administration palestinienne peu intéressée par leur situation. Près de la porte de Damas, le ressentiment contre Mahmoud Abbas, l’actuel Président de l’Autorité Palestinienne est très fort. En Cisjordanie 70% des personnes interrogées souhaitent voir Mahmoud Abbas démissionner, un pourcentage qui monte à 80% dans la bande de Gaza.

« La solution ne viendra pas des Palestiniens. Nous voulons la paix. C’est désormais à la Communauté internationale et non plus aux Américains d’agir! » s’exclame Nabila Kilani, qui vit à Beit Lahiya, dans le nord de la Bande de Gaza.

Un avis que partage Hanan Ashrawi, de l’OLP. « La Communauté internationale a permis la création de l’Etat d’Israël, c’est donc à elle de prendre ses responsabilités désormais. »

Et il faut bien admettre que la communauté internationale ne peut pas se permettre de laisser de côté, comme elle semble le faire aujourd’hui, le problème grave que pose le fait que la Cisjordanie n’est pas gérée par un état digne de ce nom.

Il appartient aux Etats européens de prendre, de toute urgence, ce problème en charge. Ils doivent, à l’évidence, sortir du silence dangereux où ils semblent s’être confinés.

Pierre Marchou

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Pour servir Jérusalem


Posted on 4 Jan 2018

Le journaliste Piotr Smolar, auteur d’un long article dans « Le Monde » daté du 3 janvier 2018, déclare : « Pour le monde, Jérusalem est un fantasme, un écrin doré, et aussi un motif de conflits sans fin, religieux et politiques. Les fondateurs de l’ Etat d’Israel, après la seconde guerre mondiale, étaient essentiellement des immigrés d’Europe Orientale, laïques et socialistes. Leur sionisme n’érigeait pas Jérusalem en obsession. Mais la victoire israélienne écrasante, lors de la guerre de 1967 contre les pays arabes avec la prise de la vieille ville, créa les conditions d’un culte messianique à droite. Pour ses adeptes, l’errance du peuple juif prenait fin avec son retour à l’endroit même où s’était dressé le premier temple, celui du roi Salomon, jusqu’à sa destruction en 586 avant J.-C. »

Et le journaliste Piotr Smolar nous fait part de son pessimisme : » Lorsqu’on enjambe les siècles, on pense différemment. La reconnaissance de la cité comme capitale d’Israël par les Etats-Unis, le 6 décembre 2017, n ‘est alors qu’un foyer d’incendie de plus. »

Un foyer d’incendie de plus?

Et c’est là que le modeste spectateur Vençois que je suis ose s’interroger : est-ce que la reconnaissance de Jérusalem comme capitale du Pays d’Israël constitue vraiment une nouvelle menace d’incendie?

Ou bien cette reconnaissance ne serait-elle pas en mesure de servir la paix entre les Juifs et les Palestiniens qui habitent cette ville, même si c’est Donald Trump qui prend l’initiative de demander sa désignation comme capitale d’Israël?

Oui, cette reconnaissance pourrait servir la paix, dans le mesure où elle supposerait une participation des habitants de Jérusalem à la gestion de leur ville. Même si cette participation ne respecte pas le principe d’une nécessaire égalité dans la participation des deux communautés : juive et arabe.

Et il faut aujourd’hui avoir le courage de faire un constat : Israël ne pourra vivre en paix que le jour où il aura comme voisin un pays qui ait les moyens de servir la paix. Ce n’est pas le cas aujourd’hui : la Cisjordanie ne dispose pas d’une structure étatique qui aurait les moyens civils et militaires capables de garantir la paix à son voisin.

Chers amis qui recevaient les nouvelles que propose le site « 06demain », je me permets aujourd’hui de vous demander d’apporter votre aide au travail pour la paix que je tente avec ce blog.

Merci de participer, si vous le jugez utile, à ce travail en adressant à ce blog vos remarques et vos propositions.

Bien à vous!

Pierre Marchou

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Sens et contre-sens


Posted on 31 Déc 2017

Monsieur Xavier Rigo

Directeur Général Adjoint de la société d’autoroute APRR

Monsieur le Directeur,

Je me permets de vous écrire pour vous témoigner de la grande inquiétude qui est la mienne, en tant qu’usager de l’autoroute qui dessert la ville de Vence, et aussi, en ma qualité d’ancien maire de cette même commune.

Je prends connaissance, en effet, de nombreuses questions qui préoccupent mes concitoyens au sujet du grave accident survenu, le 27 décembre dernier sur l’autoroute A 6 , qui a provoqué la mort tragique d’un jeune père de famille et de l’un de ses enfants.

On peut résumer ces questions en une seule interrogation : qu’est-ce qui rend possible la présence, sur une autoroute, d’un véhicule roulant à contre-sens des véhicules normalement habilités à y circuler?

En d’autres termes, comment se fait-il qu’un automobiliste puisse circuler à contre-sens de la circulation normale sans qu’aucun obstacle ne l’en empêche au départ? Si tel est le cas, n’importe qui peut commettre à nouveau la même erreur demain, de façon volontaire ou pas.

Et je permets une dernière remarque : vous indiquez, dans l’interview que vous avez accordée à Nice-Matin, dans son édition du 28 décembre 2017, qu’un patrouilleur de votre Société a tenté en vain d’amener l’automobiliste à renoncer à rouler en sens inverse de la circulation autorisée. Cette tentative est, hélas, restée sans effet.

Il n’en reste pas moins que rien auparavant n’avait empêché l’automobiliste de prendre l’autoroute dans un sens de circulation inverse. Et c’est bien ce qui inquiète les utilisateurs de l’autoroute, dont je fais partie.

Monsieur le Directeur Général Adjoint, je m’adresse à vous dans l’espoir de servir à gérer , à ma modeste place, un problème qui nous concerne tous.

Car l’autoroute est notre outil à tous.

Et nous comptons sur vous pour la bonne gestion de cet outil.

Bien cordialement.

Pierre Marchou

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Un livre qui continue de s’écrire


Posted on 9 Déc 2017

Comme vous le savez peut-être, j’ai écrit un livre qui s’intitule « Est-ce que Vence et Jérusalem ont quelque chose à se dire? » Ce livre a été publié en 2015, et on peut le trouver en librairie.

On peut également accéder gratuitement à ce livre sur mon site internet « 06demain », dans une version où figure ce même texte. Mais ce texte, dans sa version internet, est enrichi d’un certain nombre de séquences audiovisuelles qui viennent le compléter. C’est pourquoi je donne le nom de « roman-film » à ce document qui associe un texte à lire et des séquences filmées à visionner.

Le sujet peut se résumer de la façon suivante : Vence et Jérusalem, malgré la distance géographique qui les sépare, font partie d’un sel et même monde. Un monde qui est en danger. Et ces deux villes, en se découvrant mutuellement, contribuent à la paix qui leur est nécessaire.

Et voilà que je me pose la question suivante : est-ce que mon livre, face aux nouveaux évènements qui concernent le devenir de Vence et de Jérusalem, pourrait continuer de s’écrire avec la participation de ses lecteurs, notamment à Vence et à Jérusalem?

A mon avis, la réponse et « oui! », si les lecteurs de ce blog viennent l’écrire avec moi.

Je dois reconnaître que cette idée ne manque pas d’ambition…

Mais je crois pouvoir penser que certains de mes lecteurs, qui se sentent concernés par ce qui se passe sous nos yeux, auront le désir d’apporter une réponse personnelle à une question posée par tel ou tel évènement, tel ou tel discours. Peut-être éprouveront-ils le besoin de proposer une solution à un problème posé?

C’est en tout cas ce que je souhaite profondément dans la mesure où mon travail m’a mis en présence de la complexité de nombre de questions qui se posent à Vence comme à Jérusalem.

Je suis en tout cas à l’écoute de tous ceux qui pourraient éprouver le besoin de me proposer un texte ou une séquence audio-visuelle susceptibles de figurer dans la version internet de mon livre.

Oui, je serais heureux de poursuivre avec eux la rédaction de mon livre.

La démarche peut sembler inhabituelle. Mais elle a une chance de se révéler utile.

PIerre Marchou

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